mercredi 5 mars 2014

Show Your Lifestyle #7 : Spécialités culinaires (iséroises!)

A la recherche d’un projet photo qui me pousserait à me bouger la cellulite les fesses et à me creuser la tronche, j’ai découvert Show Your Lifestyle, un rendez-vous blogueur dont le principe est de répondre à un thème (différent tous les quinze jours) en créant un article et en l’illustrant par plusieurs moyens : livre, photo, peinture, dvd, musique, voire encore par un DIY (Do It Yourself) pour les plus manuelles…
Tout le monde peut participer, il suffit de mettre le jour J, le lien de son article sur le blog des deux créatrices : Céline ou Elodie ou via la page facebook de l’évènement.

Le thème de ce mercredi est : "Spécialités Culinaires". 

Grenobloise pure souche, je m'en vais donc vous parler des spécialités culinaires principales de la région Rhône-Alpes. 


Entrées:
J'ai beau chercher, je n'en trouve pas, du moins pas que je connaisse! 


Plats:
Le met incontournable de la région, que vous êtes obligés de manger si vous passer vers Grenoble, c'est le fameux Gratin Dauphinois
Plat familial par excellence, on le mange accompagné de viande ou d'une salade.
Il se prépare avec du lait, de la crème et des pommes de terre. Et si vous rajoutez du fromage, il se transforme en gratin savoyard!
Ses origines sont incertaines, mais il a été officiellement mentionné le 12 juillet 1788, après un diner organisé par Charles-Henri, Duc de Clermont-Ferrand, qui était alors lieutenant général du Dauphiné.




Si vous vous sentez l'âme cuisinière : 
Ingrédients (pour 4 à 5 personnes) :
- 1,5kg de pommes de terre à chair ferme (Hollande, Bintge)
- 50 cl de crème
- 50cl de lait (demi-écrémé ou entier)
- Sel, poivre
- 1 gousse d'ail
- 1 noix de beurre
- et une pincée de muscade (facultatif)

Réalisation (environ 2h00):
  1. Préchauffez votre four à 180°.
  2. Épluchez les pommes de terre, lavez-les et coupez-les en fines rondelles. Ne les passez pas sous l’eau après les avoir coupées, l’amidon participe à la liaison du gratin. Épongez-les plutôt dans un linge.
  3. Frotter un plat allant au four avec une gousse d’ail, puis le beurrer.
  4. Disposer une couche de rondelles de pomme de terre au fond du plat, saler, poivrer et napper de crème. Recommencer la même opération avec trois autres couches.
  5. Disséminer quelques lamelles de beurre en surface du plat.
  6. Placer dans un four a 150 °C. Laisser cuire environ 1h15. La lame d’un couteau doit s’enfoncer facilement.
  7. Augmenter la température du four à 180 °C et laisser dorer une grosse dizaine de minutes.
  8. Bon Appétit!


Fromages:
Plusieurs fromages sont des spécialités de la région, et parmi les plus connus, on trouve le Saint Marcellin et le Bleu de Sassenage (ou Bleu du Vercors). 

Le Saint Marcellin:
C'est un petit fromage crémeux au lait de vache, et qui tient son nom de son berceau d'origine : un village d'Isère, au cœur du Vercors. 
Si il est aujourd'hui commercialisé dans toute la France, sa fabrication se fait exclusivement sur un territoire défini comprenant l'Isère, la Drôme et la Savoie.
C'est une fromage à pâte mole, élaboré à partir de lait de vache. De couleur crème, il se présente sous forme ronde dont la croûte (à peine perceptible une fois en bouche) peut être parfois légèrement plissée. D'un goût moyennement salé, on le trouve moelleux ou sec.




Si ce fromage vous intrigue, vous trouverez plus d'informations sur son site officiel, avec notamment les différentes étapes de fabrication expliquées, ainsi que de nombreuses recettes !

Le bleu de Sassenage:
Fromage au lait de vache dont la particularité est de présenter quelques moisissures apparentes, et qui nécessite pas moins de 40litres de lait pour sa fabrication! Celui ci provient de trois races laitières montagnardes. 
Une fois mis en cuve, on le porte à une température de 35°C afin de permettre sa fermentation lactique ainsi que l'introduction de penicillium. Une fois solidifié et démoulé, on le sale et on l'entrepose dans une cave fraîche. 
Le sixième et le douzième jour, le fromage est piqué avec une aiguille, ce qui permet d'oxygéner le fromage et de faire naître ses moisissures si caractéristiques!
Ce fromage se déguste aussi bien en cubes à l'apéritif que dans des recettes de cuisines : fondue, gratin, quiche, ou encore dans des sauces sur les viandes ou pour salade.




Il aurait été originellement fabriqué par des moines, bénéficie d'une AOC depuis 1998.
La fête du Bleu se déroule tous les ans dans le Vercors durant la première quinzaine d'août !


Les desserts:
Difficile de choisir parmi tous les desserts de la région! 
Trois sont néanmoins incontournables : Le Saint Genix, La Pogne et la Bugne. 

Le Saint-Genix
Cette brioche ronde garnie de pralines généralement rouges est la spécialité gastronomique de la ville savoyarde de Saint-Genix-sur-Guiers.
L'origine de cette patisserie est liée à la légende de Sainte Agathe, martyre sicilienne du IIIe siècle. "Comme cette jeune chrétienne repoussait ses avances, le proconsul romain voulut lui faire abjurer sa foi sous la torture, mais en vain. Agathe eu les seins coupés mais ils repoussèrent miraculeusement le lendemain. Enfin quand elle monta sur le bûcher, la terre trembla, tuant ses bourreaux."
La Savoie s’appropria cette légende lors du rattachement de la Sicile au Duché (en 1713) et les femmes prirent l’habitude de confectionner un gâteau en forme de sein le 5 février, jour anniversaire de la sainte. 
Vers 1860, Saint-Genix s’entoure d’une notoriété considérable grâce au gâteau Labully, du nom de ses créateurs, qui apportent la recette du célèbre dessert. 




Depuis cette époque, le gâteau Labully, devenu au fils des ans « gâteau de Saint-Genix », est fabriqué selon une recette transmise de père en fils.

La Pogne:
Spécialité de la ville de Romans-sur-Isère, c'est une pâte levée en forme de couronne faite à partir de farine, d’œufs et de beurre, et parfumée à la fleur d'oranger.
La Pogne remonte au Moyen-Age où elle n'était confectionnée que pour Pâques, car les œufs, dont l'usage était prohibé en Dauphiné pendant le carême devenaient le principal apprêt de la table de jour de Pâques.




Si vous souhaitez  en déguster, le site de la Pogne propose une recette très détaillée!

Warning : la préparation s'étale sur une quinzaine d'heures au total!

La Bugne:
Spécialité lyonnaise que l'on retrouve dans toute la région lyonnaise, la bugne appartient à la famille des beignets. Il existe deux types de bugnes : les moelleuses (pâte plus épaisse) et les craquantes (pâte plus fine). Et je vous avoue que ma préférence va aux moelleuses!




Cuites dans une huile très chaude, elles se composent de farine, d'oeufs, de beurre, de sucre et de sel, et peuvent être agrémentées d'un zeste de fleur d'oranger ou être aromatisées au cognac ou au rhum.
Elles se consomment traditionnellement durant le mois de février et jusqu'en période de carnaval.
Son origine reste imprécise, mais on la mentionne déjà en 1538!    


Les Boissons:
On ne peut pas venir dans la région sans goûter aux célèbres Liqueur de Chartreuse, Liqueur de Génépi ou encore à l'Antésite!

Liqueur de Chartreuse: 
Liqueur fabriquée par les moines du même nom dont l'origine remonte à 1605, lorsque un Maréchal confia aux moines de la Chartreuse de Vauvert, un manuscrit détenant la formule d'un Elixir de Longue Vie.
Sa commercialisation débute en 1737, et c'est à dos de mulet que Frère Charles se rend sur le marché de Grenoble pour vendre les liqueurs. Et en 1764, la Chartreuse verte est mise au point et commercialisée dans tout le Dauphiné.


  
Les 130 plantes contenues dans la Chartreuse sont préparées par les moines du monastère situé à Saint Pierre de Chartreuse, puis les plantes séchées sont livrées à la distillerie.  Sa recette exacte demeure secrète et n'est connus que des moines qui préparent le mélange végétal. Depuis 1970, la société Chartreuse Diffusion se charge du conditionnement, de la publicité et de la vente. 
La liqueur de Chartreuse est généralement consommée comme digestif, mais pour plus d'informations sur les différentes liqueurs de Chartreuse et leur dégustation, je vous renvoie sur la page wikipedia dont les informations s'inspirent du site officiel .

*Bonus* : pour vos soirées cocktail, le gérant d'un bar grenoblois a inventé en 1991 le Tip 'N Top (TNT), un shooter qui se compose d'1/5 de Chartreuse, d'1/5 de vodka et de 3/5 d'Orangina et qui est un incontournable des soirées étudiantes. Pour le boire, il faut frapper le verre et boire la mousse.
 

La liqueur de Génépi:
Si le génépi était déjà utilisé au XVIIIème siècle dans la composition de certaines liqueurs, la plante n'est vraiment utilisée seule qu'à partir du XIXème.
Pendant longtemps, les montagnard fabriquaient eux-mêmes leur liqueur, mais des lois réglementent aujourd'hui la cueillette du génépi et tendent à faire disparaître ces pratiques.




Le processus de fabrication est le suivant :
- on mélange des essences de différentes plantes dont le génépi à de l'alcool puis à un sirop de sucre,
- on laisse macérer les plantes dans un mélange d'alcool et d'eau pendant un à trois mois. Un sirop de sucre est ensuite à nouveau ajouté pour donner à la mixtion ses propriétés liquoreuses,
- on distille ensuite le tout dans un alambic. De l'eau et du sirop de sucre sont une dernière fois ajoutés pour transformer l'alcoolat en liqueur.
Utilisé à l'origine dans de nombreux remèdes à base de plantes, le génépi présente de multiples vertus : il stimule l'appétit, facilite la digestion, fait tomber la fièvre, facilite la régulation de la température du corps, et possède même des vertus cicatrisantes et antiseptiques!
On le déguste aujourd'hui comme la liqueur de Chartreuse, en fin de repas.

L'Antésite:
Est un concentré à base de réglisse, créé en 1898 par un pharmacien de Voiron, passionné par les plantes et leurs vertus médicinales. Dilué dans de l'eau à raison de 10 gouttes pour un verre (avec 13 centilitres d’Antésite, on peut aromatiser 60 litres de boisson!), il donne une boisson désaltérante sans sucre ni édulcorant.


Aux vertus cicatrisantes, anti-inflammatoire et boisson "anti-soif", elle a été immédiatement adoptée par les cheminots pour se désaltérer.
Fabriquée à Voiron (dont l'usine se visite), sa recette de base n'a pas changé, mais l'Antésite se décline aujourd'hui en une dizaine de parfums différents (citron, menthe, orange, cola ou encore eucalyptus et pin).

iWarning! Sa consommation est néanmoins déconseillée aux personnes hypertendue et/ou diabétiques.


J'espère que ces spécialités régionales vous auront ouvert l'appétit! 
Il en existe évidemment bien d'autres, comme les célèbres tartiflette, raclette et fondue savoyarde, ou encore les diots, les crozets ou le reblochon, et le choix des présentations fut difficile à faire, mais les détailler toutes aurait été définitivement long et ardu!

Je suis impatiente de découvrir les spécialités culinaires de votre région ou votre recette de famille, de celles que l'on ne dévoile qu'un soir de pleine lune en dansant à cloche pied et en jouant de la guimbarde avec trois doigts dents autour d'un feu de camp!


A bientôt sur le blog ou sur la page facebook!






7 commentaires:

  1. Waouw tu me donnes bien faim avec tout ça ! Je crois que je n'ai jamais vraiment goûté de gratin dauphinois, cela dit je préfère tout de même le fromage et je ne suis pas la dernière à répondre si on m'invite pour manger une raclette, une fondue ou une tartiflette (avec un verre de blanc évidemment :D)

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    1. Si il y a vraiment une spécialité qu'il faut goûter si jamais tu viens vers Grenoble, c'est définitivement le gratin dauphinois. C'est LE plat incontournable de la région, on en sert dans quasi tous les restau, et jusqu'à la cantine de l'école ou à l'hôpital!
      Mais c'est vrai que le fromage, c'est la vie! J'en suis d'autant plus convaincue depuis que j'ai vécu un an en Espagne, j'ai cru mourir sans "vrai" fromage à me mettre sous la dent !

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  2. Wahou ! Je ne connais aucun des desserts et pourtant ils me donnent trop envie !!!
    Le St Marcellin c'est vraiment trop trop bon =D

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    1. Si je devais choisir un seul de ces desserts, celui qu'il faut ABSOLUMENT goûter, c'est définitivement le Saint Genix! La pogne c'est un peu comme de la brioche, et les bugnes aussi sont très bonnes, mais il faut bien choisir sa boulangerie car ce sont des gâteaux capricieux!

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  3. hum que de bonnes choses! j'ai tout gouté! lol!

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    1. Tu dois être surement de la région La Chatâigne, non?! :)
      Alors, quel plat à ta préférence? Lequel tu conseillerais à une personne qui ne connait aucune de ces spécialités?

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  4. Mihi-a-houuuu que c'est bon !
    Je connaissais pas du tout la pogne, tu me donnes envie de me remettre aux fourneaux. =)

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